Phallophanies: La chair et le sacréParis : Editions du Regard, 2000, 127 p.
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Introduction Sexe et idôles L'icone et le phallus Après coup
Phallophanies, La chair et le sacré, expose
une découverte. Une chose, dans l'art chrétien, que personne
n'avait encore vue, apparaît soudain : sur le corps du Christ
baptisé ou crucifié surgit un fantôme phallique qui
provoque le spectateur. Cette ombre singulière, restée ici
inaperçue, Alexandre Leupin en saisit la vérité à
partir d'une toile de fond : la sacralisation du sexe et l'absorption
du désir par les idoles du paganisme. Il passe ensuite par les
figures essentielles de la théologie et de la psychanalyse.
Compte-rendu : Phallophanie, la chair et le sacré L'humanité du divin, Beaux Arts Magazine, Mai 2001. On s'est trop longtemps interrogé sur le sexe des anges pour ne pas se pencher, un jour, sur le sexe du Christ. C'est tout l'objet du livre Phallophanies, la chair et le sacré d'Alexandre Leupin: non pas semer le doute sur la masculinité de Jésus, ni revenir sur ses dernières tentations, mais interpréter, a travers les icônes et les représentations de Jésus sur la croix, les attributs sexuels de la divinité. Motifs iconographiques troublants que ces ombres qui dessinent par exemple, entre les jambes du Christ mort de Mantegna, un renflement très humain ou encore ces barres abdominales qui ramènent immanquablement le fils de Dieu au domaine terrestre et à la physique des corps. Scrutateur minutieux et presque éberlué des tableaux qu'il analyse, Alexandre Leupin entreprend un vrai travail d'interprétation, se risque à découvrir la phallophanie dans les replis du linceul, pour mieux penser les rapports complexes de la religion chrétienne et de la sexualité, pour suivre dans les tableaux des maîtres un double mouvement de monstration et de refoulement du sexe christique. Ombre du phalle, le sexe de Jésus apparaît en effet comme un signe limite qui se donne à voir et se sous-trait dans le même temps à la visibilité. II est surtout un lieu ou la peinture chrétienne, et le dogme qui la soutient, refoulent avec force la sexualité exhibée, sacralisée et presque monstrueuse de l'art païen. On comprend mieux, dès lors, l'étonnant collage iconographique auquel se livre l'auteur, rapprochant parfois des figures du Christ en croix du phallus géant des Grecs et des Romains, relisant les textes des pères de l'Église à la lumière d'un Mercure polyphallique on d'un Priape en pleine vigueur. Sans volonté blasphématoire, mais dans une démarche située au croisement de l'iconologie et de la psychanalyse, Leupin raconte en toute rigueur l'histoire d'une forme. M. D.
En Sorbonne, le 22 janvier 2000 Cher Alexandre, Merci pour ce livre superbe et fort que j'ai lu passionnément. Ta démonstration est impressionnante et j'ai aimé le ton personnel de ton écriture. Merci d'avoir pensé à moi. Tous mes voeux à Kate et à toi et je l'espère à bientôt Jacqueline Cerquiglini-Toulet
Cher Monsieur, (.) Frédérique Basse * * * Quel jargon ! 28 mars 2001
( Commentaire d'un lecteur sur amazon.fr , qui, très sévère, donne une seule étoile au livre.) * * * Cher Alexandre: (.). Je suis frappé comme toujours par ton envergure et surtout par ta capacité de pointer des détails "chauds" dans un texte médiéval et de le situer dans un horizon culturel qui me semble très juste. Tu décèles très bien l'énergie fondamentale, ainsi que les ambiguïtés qui hantent, un texte comme la Chanson de Roland . J'aime beaucoup ta façon de capter les intuitions stimulées par ton approche psychanalytique et théorique pour restaurer à ce texte le contexte théologique qui reste active dans la conscience non-dite mais sous-jacente à sa tradition poétique. A mon sens, tu confirmes comme toujours ma conviction que tu es le seul héritier de Dragonetti digne de lui, lui qui est à mon avis le lecteur le plus fécond de textes médiévaux de sa génération. Quant à tes phallophobies , je les ai lues avec un ardent plaisir (.). C'est tout un exploit, etj'aime beaucoup son élan provocateur. (.) que le livre est bien présenté! Même à ce niveau, c'est un coup. Denyse est fascinée par ton livre et par ta pensée. Je te félicite de ta productivité. Elle témoigne d'une vie intellectuelle riche et hautement originale dans le sens le plus positif de ce mot. En toute amitié,
April 27, '01 Dear Prof. Leupin, (...) It may interest you that a friend had already purchased
your book for me at the Louvre bookstore, and that I was alerted to it
again in a letter from Dr. Hans Gerber of Berne, Switzerland. (.) The
road is open and yours to bestride.
* * * Octobre 14, 2002 Lorsque l'on ne sait pas distinguer le culte de priape et les representations icônographique du christ, on s'abstient d'en faire l'amalgame. Informez-vous. Lâchement anonyme |